Une tribune d'expression populaire organisée par l'association sans but lucratif Karibu Jeunesse Nouvelle KJN ce mercredi 17 avril 2024 à Idjwi.
Thème principal abordé : obstacles au droit à l'information et liberté d'expression pour les femmes à Idjwi: pistes de solution.
Une tribune d'expression populaire appuyée par les affaires mondiales Canada via le centre Carter.
En terme de la circonscription, ces points viennent d'être développés
1. Contexte.
- c'est quoi une information ? :
--c'est une nouvelle
-c'est savoir ce qui se passe
-c'est connaître l'actualité dans notre milieu
- D'où proviennent les informations que vous avez? :
-de la radio
-de la télé
-des réseaux sociaux
-du marché
-des églises
-des associations
-des voyages
Etc
- qui a droit à L' information ? :
--tout le monde sans exception
- En quoi l'information est utile surtout pour les femmes et les jeunes filles? :
--elle eveille l'esprit
-elle ouvre bcp d'opportunités
-elle permet de savoir ce qui se passe chez nous et ailleurs
-elle nous donne ses nouvelles connaissances et nous éduque
- c'est quoi les obstacles à l'accès à l.information pour les femmes bantous et pygmées à idjwi? :
-la pauvreté : pas de radio,de télé ou de téléphone dans nos familles
-l'égoïsme: les hommes s'approprient tous les outils et canaux pour à accéder à l'information
-nos coutumes qui dissocient les rôles des hommes et des femmes dans la société
-les femmes sont plus intéressées par le divertissement et les travaux managers
- La Liberté d'expression
Les femmes et les filles ne s'expriment pas librement à Idjwi. Et pour causes.
-la marginalisation et la non prise en compte du point de vue des femmes et des filles.
-l'exclusion des femmes et des filles dans les réunions et autres discussions familiales et communautaires.
-la peur de s'exprimer pour ne pas être pointée du doigt
-les femmes surtout mariée ont peur de contredire leurs maris et ses frères et préfèrent tout encaisser.
Engagements et recommandations :
- inviter plus les couples pour une compréhension mutuelle et parfaite.
- tenir compte des bonnes pratiques de nos coutumes et les copier.
" Moi comme chef de chefferie j'ai déjà commencé car ma successeur sur le trône est une femme".
"2/3 villages représentés dans ces assises sont des femmes (bulundi et Kabuye) et nous pensons faire mieux".
"Je m'engage à associer mes enfants filles aussi dans toutes les décisions que je vais prendre ( chef de quartier Mweya, Antoine)".
" A la mort de nos parents nous avons décidé avec nos Sœurs les modalités de partage de nos biens et d'ailleurs elles ont eu la grande part( chef de village Buzibu représentant le chef de groupement)".
" Les femmes doivent s'intéresser aux informations et s'exprimer librement".
- Que les maris requièrent et prennent en compte les points de vue des femmes dans les décisions familiale familiales
- que les garçons et les filles soient consultés au même titre en famille
Signalons que les points de vue des garçons sont prioritaires dans plusieurs familles,un signe de discrimination.
les filles se marient et s'en vont ,on ne peut pas compter sur elles,
- certaines femmes ne. S'intéressent pas à ce qui se fait dans leurs couples.elles veulent subir,
- les garçons sont plus responsables que les filles.
Sont des défis qui viennent d'être évoqués et les participants s'engagent à les combattre.
La Présidente de l'asbl KJN, Jolly Kamuntu salue l'engagement des participants et surtout les engagements.
Rédaction
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